Les lauréats des Olympiades flamandes de Sciences Sociales ont renduvisite aux refugiés syriens

Les lauréats des Olympiades Flamandes des Sciences Sociales (SOWO) 2012 Laura Pauwels et Eveline Pylyser sont parties le 15 septembre à Gaziantep pour y accomplir leur stage social. Dans cette grande ville du Sud-est de la Turquie, elles ont participé bénévolement pendant sept jours aux activités l'association humanitaire internationale ‘Kimse Yok Mu'. Les lauréates ont participé à l'investigation sociale dans les bidonvilles afin de déterminer les familles les plus démunies. Elles ont également assisté à la distribution de denrées alimentaires et visité quelques écoles situées dans les villages de la région et un camp de réfugiés syriens.
L'aventure a commencé en octobre 2011, date à laquelle tous les élèves du troisième degré de l'enseignement secondaire étaient invités à participer aux Olympiades de Sciences Sociales, une initiative de la Vlaamse Olympiade Vereniging (VOV), membre de Fedactio. Plus de 1200 élèves flamands participants convoitéaient le premier prix : un stage social à l'étranger. Laura Pauwels (Sint-Jozefscollege Aarschot) et Eveline Pylyser (Maerlant Atheneum Blankenberge) ont été déclarées sacrées lauréates de SOWO 2012 avec leurs recherches dans les domaines du suicide et de l'anorexie. Ce stage social s'est concrétisé la semaines dernière dans le Sud-est de la Turquie où elle sont parties pour y faire du bénévolat.

Après un long vol avec une escale à Istanbul, les étudiantes sont arrivées à Gaziantep. Sous la direction du responsable de projet Lien Vanhoorne et le président de notre plateforme Culture, Art et Médias Mevlüt Akgüngör, elles ont été conduites à l'internat de luxe de l'Université Zirve où elles ont passé leur première nuit. Les lauréates ont fait la connaissance le lendemain avec l'équipe du siège régional de ‘Kimse Yok Mu' à l'occasion d'un copieux petit déjeuner. Après cette rencontre conviviale où les étudiantes se sont vues offert un bouquet de fleurs en guise en cadeau d'accueil, elles sont parties à la découverte de la ville. Premier arrêt : un musée où elles ont été informées sur l'histoire, les produits et les arts artisanaux de la ville. Durant la promenade dans les ruelles peuplée et accueillantes de Gaziantep, elles ont fait également rendu visite au ‘dervichehane', lieu de culte des derviches tourneurs. Non sans reprendre des forces avec un café turc mousseux avant de se lancer à la découverte des bazars traditionnels. Après une visite au château magistral, le directeur-adjoint de l'association, Fahrettin Günes, a emmené ses hôtes belges au restaurant le plus renommé de la ville où Laura et Eveline ont pu déguster des mets turcs comme le lahmacun, l'ali nazik, les kebabs mixtes, les mezes et l'ayran. Le city-trip s'est terminé avec la visite du musée Zeugma où les visiteurs peuvent contempler la célèbre mosaïque de la gitane, découverte il y a peu de temps dans un site archéologique de la ville. Le groupe fut ensuite invité à dîner chez le directeur de ‘Kimse Yok Mu'. La rencontre s'est déroulée dans une atmosphère détendue. Avant de retourner à l'internat, la famille hôte a offert Laura et Eveline un petit cadeau en guise de ‘dis kirasi', tradition turque selon laquelle les invités reçoivent de leur hôte une compensation pour avoir détérioré leur dents en mangeant les mets offerts!

Le deuxième jour les stagiaires se sont levées très tôt pour visiter la ville des prophètes Sanliurfa, en passant par le village de Harran où se trouvent les restes de la première université du monde. Le guide sympathique Ibrahim en a expliqué l'histoire et a emmené l'équipe à une maison authentique en argile qui était habitée jusqu'aux années ‘90 mais qui fonctionne comme musée-café depuis.

Sur l'exploration dans les bidonvilles de Gaziantep

Après cette visite concentrée de Gaziantep et Sanliurfa, place au travail. Lundi matin Laura et Eveline ont été chaleureusement accueillies par l'équipe de ‘Kimse Yok mu'. Après avoir reçu les consignes de travail, les jeunes stagiaires se sont lancées dans leur premier défi. Sous la direction de l'employé turc Nedret, les filles ont participé à l'investigation sociale dans les bidonvilles de Gaziantep pour mieux se représenter les conditions de vie des classes sociales défavorisées. Elles y ont été confrontées aux circonstances pénibles dans lesquelles beaucoup de familles vivent, comme le souligne Eveline Pylyser : ' La première famille qu'on a visité était victime de crimes d'honneur. Le père a assassiné sa fille pour protéger l'honneur de la famille et a été condamné à 36 années d'emprisonnement par le tribunal. Quoique le gouvernement turc a mené des campagnes de sensibilisation contre ce crime, les crimes d'honneur se produisent malheureusement encore aujourd'hui dans des milieux besogneux et défavorisés. Aujourd'hui la mère de famille n'a pas de revenus et a sollicité l'aide de ‘Kimse Yok mu'. Nous avons sonné mais la famille n'était pas à la maison. Les voisins nous ont ouvert la porte et on a pu examiner leur maison appauvrie qui se compose de deux petites chambres sans lits ou fauteuils et des semblants cuisine de salle de bains, toutes deux vides. ' Pendant les visites les étudiantes furent les témoignes d'une grande hospitalité. ' Même si les familles n'ont pas grand chose, elles font leur mieux pour nous offrir un thé ou des fruits', a déclaré Laura.

Le mercredi les étudiantes ont pu assister à la distribution de repas chaudes dans un centre qui a été fondé avec le soutien des entrepreneurs turcs. Les familles dont on a accepté la demande d'aide peuvent y aller chercher trois fois par semaines des repas chauds. Les stagiaires enthousiastes se sont mises au travail : elles ont coupé la viande et ont appris à préparer du pilaf turc, avant de distribuer les repas au milieu de la journée. Elles se sont ensuite rendues dans les écoles à la campagne où elles ont aidé à la distribution des vêtements et matériaux scolaires. Le sourire des enfants fut la plus belle compensation offerte à nos deux lauréates. Avant de qui quitter le village, elles se sont arrêtées devant une maison où les femmes faisaient du pain artisanal qu'elles ont volontiers accepter de déguster.

Visite aux refugiés syriens

Les stagiaires ont aussi eu l'occasion de visiter la ville de Kilis. Dans cette ville à la frontière de Syrie a été construit un camp de refugiés. Au programme : inspection des soins offerts par les médecins et distribution de soupe aux refugiés syriens qui ont trouvé abri dans cette ville frontalière. Le moment le plus émouvant du stage était une visite à l'hôpital de revalidation qui accueille les combattants opposants blessés. L'état pénible des chambres et la manque affligeant de médicaments ont ému les deux futurs étudiantes en psychologie, comme nous le dit Eveline : ' Beaucoup de militants attendent une opération urgente ou déjà une deuxième opération dans l'hôpital général de Kilis. On a rencontré un jeune homme, grièvement blessé aux deux jambes, qui attend d'être opéré depuis un mois. '

Le dernier jour de leur séjour en Turquie, les lauréates ont visité le site de l'Université de Zirve. Elles rêvent à voix haute d'un programme d'échanges Erasmus avec cette université récente et luxueuse. Après un quartier libre où Laura et Eveline en ont profiter pour faire du shopping et acheter des souvenirs, elles en ont profiter pour se détendre au hammam. Impressionnées par ce qu'elles ont vu et vécu, les lauréates sont rentrées en Belgique pour y affronter à bras-le-corps leur études de psychologie.
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