Les apports des initiatives civiles à l'éducation, à la vie sociale età la culture du vivre-ensemble ont été examinés

Les académiciens qui se sont joints à nous pour diverses occasions en tant que jury ou responsable de projet sont partis en voyage en Turquie du 1er au 6 juin.

Prof. Dr. Ides Nicaise, Prof. Dr. Dirk Jacobs, Prof. Dr. Piet Van Avermaet et Prof. Dr. Mieke Van Haegendoren ont participé au voyage qui a commencé à Istanbul, suivi de Gaziantep, Urfa et Mardin. Le voyage était constitué de visites historiques et culturelles, mais visait aussi à analyser l’influence de la population sur la société et le vivre-ensemle.

Le premier jour, le programme incluait une visite au palais Topkapi, à la Mosquée Sultanahmet surnommée Bleue en raison de ses faïences, au musée Haghia Sophia qui est considéré comme la huitième merveille du monde, ainsi qu’à la Corne d’Or. Ensuite, le groupe a rendu visite à l’association caritative « Kimse Yok Mu » qui est entré en action suite au grand tremblement de terre survenu dans la région de Marmara en 1999.  Les représentants de l’association ont informé les participants sur leur méthode d’aide, la nature des aides et le principe basé sur du bénévolat. Les campagnes caritatives ayant pour devise « l’Humanité est encore en vie » ont fortement intéressé les membres de notre groupe.

Ensuite, les académiciens ont rendu visite au président de la fondation des Journalistes et Ecrivains Mustafa Yesil qui a donné un repas en leur honneur. Yesil a informé le groupe sur leurs projets en vue d’un dialogue interreligieux et interculturel. En répondant aux questions des académiciens sur l’actualité de la Turquie, Yesil a également mentionné qu’il aimerait installer des points représentants de la fondation à Bruxelles et à Washington.

La visite s’est poursuivie d’un moment de détente au mont Camlica et d’une visite de la tour de Léandre. Le groupe a ensuite découvert le quartier de Kuzguncuk, où tous les lieux de culte sont adjacents. Zangoç Aram Safaryan, le prêtre de l’église arménienne, a expliqué l’histoire de la construction de l’église et a ajouté que l’histoire est souvent manipulée à des fins politiques : « Le plus important, c’est que les Arméniens et les Turcs, les Musulmans et les Chrétiens vivent dans la sérénité et la bonne entente. » Les membres du groupe en admiration devant l’ouverture d’esprit exemplaire présente à Kuzguncuk ont exprimé leur souhait de transmettre ces valeurs à l’Europe.

Le prochain arrêt de l’itinéraire était Sapphire, la tour la plus haute de Turquie. Du haut de ses 261 mètres, les membres du groupe ont admiré le paysage de l’immense ville. Pour le repas du soir auquel les écrivains Dr. Ihsan Yilmaz et Dr. Savas Genç ont également participé, le groupe s’est rendu dans un restaurant d’Antioche situé à Florya. Les académiciens réunis ont eu l’occasion de parler de l’actualité politique, la minorité ethnique kurde, le processus de démocratisation, l’adhésion à l’UE et les relations internationales.

« La communauté pallie les lacunes du gouvernement »

L’équipe s’est rendue dans la partie sud-est du pays, à Gaziantep le jour suivant. Le déjeuner s’est déroulé à l’université de Zirve en compagnie du Dr. Gökhan Bacik. Le groupe a discuté de l’impact de la Syrie et des problèmes politiques actuels sur la région. Bacik a expliqué que la société turque est très engagée vis-à-vis du pays et assume beaucoup de responsabilités dans beaucoup de domaines. Les membres du groupe ont reconnu que la communauté belge ne s’implique pas autant dans les problèmes de société, et qu’il faut prendre exemple sur le modèle turc afin de pallier les lacunes du gouvernement.

Après la visite de l’université, le groupe a visité le studio de télévision de la première chaîne à diffuser l’intégralité de ses émissions en kurde. Erhan Topal et Nevzat Keskin ont donné d’amples détails sur la chaîne qui fait partie du groupe Samanyolu. La mission de la chaîne est de préserver la langue et la culture turque, mais aussi de briser les préjugés et promouvoir la bonne entente entre les deux communautés vivant au sein du même pays.

Les académiciens ont ensuite visité un centre qui distribue de la nourriture à 1250 personnes tous les jours et procure également des services d’hygiène et de santé dans la section policlinique. Les responsables du centre ont expliqué qu’ils mettent ces services à disposition car les services sociaux du gouvernement ne sont pas suffisants. Le Dr. Ides Nicaise a offert la médaille de services distingués de l’université de Louvain.

L’arrêt suivant a été les centres de lecture Cinarder, qui offre des possibilités d’études et d’enseignement gratuit à 8000 élèves avec un taux de réussite de 74% afin de les protéger du terrorisme et de leur donner une chance malgré la pauvreté omniprésente. Le centre organise également des activités pour les parents et procure un soutien financier aux familles défavorisées. Le responsable du centre précise que le quartier où ils se trouvent était très dangereux avant l’ouverture de leur association. En effet, la sécurité s’est fortement développée depuis.

La visite de Gaziantep s’est terminée après une visite de la ville et un repas chez une famille.

« Visiter le berceau de notre civilisation était une expérience très spéciale et émouvante »

Le lendemain, le groupe s’est rendu à Urfa. Après le déjeuner, les membres du groupe ont visité les centres d’étude FEM et ont analysés le système éducatif de la Turquie. Ensuite, les endroits historiques tels que le lac ‘Balikligöl’ et le monastère musulman ‘Halilürrahman’ ont été visités. Durant la visite de l’université de Harran, les académiciens de l’établissement ont offert des plaquettes d’honneur aux membres de nos groupes, qui les ont remerciés en leur offrant du chocolat belge.

Le lendemain, le groupe a visité le mausolée de Hayat El Harrani, et s’est ensuite rendu auprès des ruines de la première université du monde. Finalement, après avoir visité les maisons traditionnelles de Harran, le groupe a voyagé vers la dernière ville du voyage, Mardin. Ils ont commencé leur visite de la ville par le collège ATAK, qui a la particularité d’accueillir 200 élèves turcs, 200 élèves kurdes et 200 élèves arabes, ainsi que quelques étudiants syriaques. Le directeur Ilhan Aytekin a expliqué que les différences ethniques des élèves ne causent absolument aucun problème au sein de l’établissement, et construisent au contraire une richesse.

Les académiciens ont ensuite visité l’église syriaque ‘Kadim Kirklar’ et ont rencontré le prêtre Hori Gabriel Akyüz. Ils ont aussi visité l’église Deyrül Zaferan et la medersa Kasimiye, et ont finalement marché dans les ruelles de Mardin. Le maire d’un village a accueilli le groupe pour un repas traditionnel. Le voyage s’est terminé avec la compagnie des académiciens de l’université Artuklu de Mardin, qui ont également offert des plaquettes aux membre de notre groupe.
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