L'apport des talents multiculturels à l'avenir de l'Europe sur la tablede notre conférence internationale sur l'éducation

La conférence internationale de l’éducation intitulé “Diverse Talents for the future of Europe » a débuté ce lundi 5 mars 2012 au Parlement Européen. La première session de la conférence s’est étalée autour de la question « Quelles décisions doit- on prendre pour atteindre les objectifs européens 2020? ».


JOUR 1

Après avoir entendu Monsieur Mevlüt Akgüngör (représentant de la Plateforme Education et Jeunesse de Fedactio) et le Prof.dr. Ides Nicaise (comité organisateur), les nombreux participants ont eu l’occasion d’écouter respectivement le Dr. Adem Kumcu (Président d’Unitee), M. Pierre Mairesse (European Commission, DG Education and Culture), le Prof. dr. Maurice Crul (VU, Erasmus University, NL), le Dr. Maciej Jakubowski (OECD, F) et M. Thomas Huddleston (Migration Policy Group, B).

La centaine de participants à la première session de la conférence venait des horizons très divers, Danemark, Pays-Bas, France, Royaume-Uni, … L’intérêt porté à la conférence était très important et les échanges furent très enrichissants.

Après le Parlement Européen, le programme a continué avec la visite de l’école des étoiles où le Président du Pouvoir Organisateur, M. Demir a fait une présentation de l’école. Les invités ont eu l’occasion de voir les classes, la salle de sport, la salle multimédia, la bibliothèque…

Dans la deuxième partie de l’après-midi, les participants se s’ont rendu au Foyer, une asbl active dans la problématique globale de l’intégration des populations d’origine étrangère. De cette manière, les invités ont pu découvrir deux exemples concrets de l’initiative civile.

A la fin de cette journée chargée et fructueuse, les invités ont pu se détendre autour d’un dîner chic accompagné de la musique classique organisé en leur honneur au sein de Fedactio.

JOUR 2:

Le second et le troisième panel de notre conférence internationale sur l’éducation se sont déroulés au ministère flamand de l’enseignement. Cette deuxième journée s’est ouverte avec le discours d’ouverture de Mevlut Akgungor, coordinateur de la conférence. Remerciant les participants ainsi que le comité d’organisation, Akgungor a attiré l’attention sur l’importance des organisations non gouvernementales dans le processus de l’éducation.

Le professeur Ides Nicaise, président du comité d’organisation, a formulé les deux questions clés de la conférence comme suit: « Quel est le rôle de l’éducation dans le développement des talents ? » et « Comment les systèmes éducatifs peuvent mieux répondre aux besoins des enfants immigrés ». Par la suite, le ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet a partagé son opinion dans un message vidéo. Il a affirmé que l’éducation est confrontée à un certain nombre de lacunes pour lesquelles des solutions doivent être trouvées et il a remercié les invités pour leur participation à cette conférence.

En guise d’introduction du deuxième panel de la conférence, le Prof. Dr. Anja Heikkinen de l’Université de Tampere en Finlande, a décrit le cadre général des objectifs 2020 de l’Union Européenne. Heikkinen a mentionné qu’en Finlande, certains groupes minoritaires sont faibles, tandis que d’autres sont forts. Elle a également souligné l’importance des concepts de pouvoir économique et de pouvoir culturel.

Ensuite, le Dr. Adem Kumcu, modérateur du premier panel, a annoncé l’intitulé de celui-ci, à savoir « La mise en œuvre de la diversité dans l’éducation et le marché du travail ».

Dr. Sandra Groeneveld de l’Université Erasmus de Rotterdam a été la deuxième intervenante du panel. Elle a parlé de la diversité dans le lieu de travail, de la gestion et de l’impact de la diversité ethnique dans le domaine de l’éducation. Son inférence de la diversité est que cette dernière est une ressource pour la croissance, le développement et l’innovation.

Dr. Carla Dahl Jorhensen de la NTNU a évoqué les exigences linguistiques pour les immigrants qui arrivent en Norvège et leur chance d’accéder à un emploi. Apprendre le norvégien est obligatoire mais la plupart des immigrants n’ont pas les moyens d’aller à un cours de langue. Le Dr. Jorhensen a affirmé qu’en raison de ce cas contradictoire pour les immigrés, des écoles bénévoles ont été fondées pour les aider à apprendre la langue et éventuellement, accéder un emploi.

Le Dr. Altay Manço a quant à lui affirmé que les familles craignent de perdre leurs enfants et leurs valeurs culturelles. Pour éviter ce type de perception, il faut entrer en contact avec les familles, introduire ces enfants au marché du travail et les former en fonction de leurs capacités et les besoins du marché. Pour ce faire, « le devoir des organisations de la société civile est immense non seulement pour entrer en contact avec les familles et les enfants mais aussi pour agir comme un pont entre ces derniers et le marché du travail ».

Mme Brenda King représentant le Comité économique et social européen a parlé de la question du niveau d’échec si élevé des enfants immigrés. Elle a souligné que la raison de cet échec provenait du fait que ces enfants sont issus de familles sous scolarisées et ne pouvant donc pas comprendre l’importance de l’éducation.

Le deuxième panel de la journée a débuté par le discours du Professeur Jagdish Gundar issu de l’Université de Londres. Il a mentionné que l’Europe a été une société multiculturelle tout au long de l’histoire et ce n’est pas une situation nouvelle pour le continent d’accueillir la diversité. Les gens doivent se sentir appartenir à ce pays si la solidarité sociale est le but.

La professeure Martha Montero-Sieburth, qui a présidé la deuxième session, a exprimé que quand on regarde l’éducation et les enfants, il faut l’examiner dans son ensemble et pas seulement du point de vue de l’immigration. Selon elle, il existe cinq niveaux d’engagement (social, culturel, académique, politique et émotionnel): les éducateurs doivent prendre en considération tous ces niveaux quand ils visent l’engagement de l’étudiant.

Le Professeur Ides Nicaise de la KU Leuven a dévoilé les résultats de ses recherches sur les collèges Lucerna, initiées par des entrepreneurs d’origine turque. Il a expliqué que les bienfaits de ces écoles résidaient dans l’importance qu’on accorde aux activités extra-scolaires, au travail acharné des enseignants, à l’importance qu’ils accordent à la participation des parents, et à la contribution des accompagnateurs scolaires.

Le Dr. Jana Huttowa de l’Open Society Institute a parlé quant à elle de leur travail avec les ONG et de leur objectif de faire entendre les voix des enfants d’immigrés et de les rendre plus fort. M. Mitsou Kanemaki s’est présenté comme l’ambassadeur de l’équipe Verikom. Il a expliqué les projets de mentorat entrepris en Allemagne, le «junge vorbilder ».

Le dernier intervenant, M. Murat Alici de NPOINT (Pays-Bas), a parlé de leur fondation qui regroupe des centres de jeunesse organisant leurs propres activités et visant l’excellence dans l’éducation et la perfection des compétences linguistiques. Il a expliqué qu’ils visent à communiquer avec les étudiants et à les aider à apprendre les valeurs et de participer à la société civile.

Le troisième et dernier panel de la conférence a pris fin à seize heures avec les dernières remarques de la modératrice Martha Montero-Sieburth.

Le professeur Dirk Jacobs a partagé ses avis au sujet de la conférence et a résumé l’ensemble des points de vue développé tout au long de la conférence.

A la fin de la conférence, Mevlüt Akgüngör a pris la parole an nom de Fedactio pour remercier le comité organisateur, les partenaires et les participants.

Pour plus d’informations sur la conférence, vous pouvez visiter le site web www.educationconference.eu.
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